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Pardon et Résilience

Meena Goll Compagnon

Auteure du livre Apprivoiser le pardon

éd. Le courrier du livre.

Comment évoquer le pardon sans parler de la gratitude ? La gratitude d’être là avec vous qui cherchez à aller au-delà des apparences.
La gratitude du chemin parcouru envers et contre tout. La gratitude de cette conscience qui grandit au fur et a mesure de la traversée des épreuves.
La gratitude de s’émerveiller devant la splendeur de la vie terrestre tout en pensant au grand passage avec sérénité. Ce passage que nous franchirons tous un jour ou l’autre mais dont la date butoir reste un mystère pour la plupart d’entre nous.

Peut-on vivre l’expérience du pardon sans vivre celle de la gratitude ? Je ne le crois pas.

Et pourtant, aussi curieux que cela puisse paraître vu que j ai publié un livre dont le titre est
« Apprivoiser le pardon », je n’ai jamais cherché à pardonner.
Un jour, sans que je m’y attende le pardon est venu a moi. Ce jour-là, j’ai su dans mon cœur ce que signifiait «PARDONNER»

Il m’a fallu un deuil terrible celui de mes enfants, pour que tout bascule dans ma vie d’une façon irréversible.
La nuit du 8 mai 1985, mes enfants ont disparu avec leur père dans I incendie de notre maison.

Pas un accident ! Un suicide orchestré parce que j’avais demandé le divorce ! Un de ces faits divers qu’on lit dans les journaux et qui semble ne jamais devoir nous concerner.

Comment imaginer même de continuer à Vivre?

Une histoire d amour intense, de beaux enfants et puis le décalage entre moi qui deviens indépendante, plus autonome, plus mature plus sûre de moi et un homme qui a du mal a me voir grandir, évoluer et ouvrir mes ailes.

Un besoin qui s est transformé en amour toujours présent mais moins fusionnel de mon côté et qui blesse narcissiquement cet homme qui a séduit mes 18 ans.

Une névrose cachée à tous et qui se réveille brutalement par la réactivation d’une vieille blessure impensable. Un homme doux et bon qui commette geste fatal avec la complicité d un destin peut-être déjà tracé.

Des concours de circonstances étranges, des synchronicités qui semblent avoir tout ficelé pour que ce drame aboutisse.

Je ne m’ appesantirai pas sur les détails de ces moments terrifiants. Les mots « pas mes enfants!!  pas eux » que je hurlerai pendant des heures résonnent encore à mes oreilles. Comment imaginer même continuer à vivre ?

Une descente aux enfers inéluctable ! Le gouffre devant moi. Les amis qui disparaissent le travail que je ne peux plus assumer, la belle-famille qui me traite d’assassin, le médecin légiste et le commissaire de police qui m’interrogent comme si j’étais un suspect!  le cauchemar ! Plus rien à quoi m’ accrocher, aucune spiritualité, aucun psy ne peuvent adoucir la douleur.  Même pas de colère !  je la contacterai plus tardivement quand le chagrin aura parcouru toutes mes cellules et que je ferai le choix de vivre avec la force de celle qui n’a plus rien à perdre.

C’est étonnant combien la vie est puissante ! Elle tisse des chemins nouveaux à notre insu pour peu que le choix de vivre crée la vibration nécessaire à cette magie de se lever jour après jour.

Ce choix de vivre, je le dois à Martin Gray.  A cet homme qui a perdu deux fois sa famille. Une fois dans les camps de concentration d’où il s évadera à 15 ans pour atteindre les USA, puis sa femme et ses enfants qui périront dans l’incendie de leur maison dans le sud de la France.

Là même où je le rencontrerai, dans le Tanneron, pour le remercier d’avoir écrit ce livre.
Au nom de tous les miens qui va donner une nouvelle direction a ma vie. Cet homme a vécu l’inimaginable et il témoigne de la force de vie qu’il a trouvée en lui. Pas de haine pas de plainte !

Un homme droit qui, jusqu’au bout, restera debout pour transformer la haine en paix et en amour !
La lecture de son livre a créé un déclic en moi. Martin sera mon tuteur de résilience. S’il a pu, je peux !
Comment ? Je l’ignore Il va me donner la force d oublier l’idée de suicide qui me hante chaque jour pour ne plus souffrir. Il va me permettre de choisir de vivre. JE CHOISIS pour que mes enfants ne soient pas morts pour rien !
CE RIEN DEVANT MOI, CE NON-DÉSIR DE PERDRE MON TEMPS ME POUSSAIENT À ALLER À L’ESSENTIEL

Je sais maintenant que ce choix a permis aux synchronicités de s’activer dans ma vie.

Des guidances invisibles que je ne nommais pas comme telles a cette époque, m’ont poussée a quitter ma région, mon pays. Sans aucun avenir précis, je laissais le navire de ma vie voguer au gré de l’intuition et des rencontres.

Et finalement ce rien devant moi, ce non-désir de perdre mon temps dans des distractions éphémères et sans intérêt pour moi à cette période cruciale de ma vie, me poussaient à aller à l’essentiel.

J’étais happée par de nouveaux chemins. L’inconnu me fascinait car il recelait des possibilités qui allaient bien au delà de ce connu qui me réduisait ! Je le sentais ! Je le savais !
D’une certaine façon j’étais en train de mourir à moi même pour renaître de mes cendres. Chaque expérience prenait forme de chemin initiatique ! Quel paradoxe pour moi qui ne pratiquais aucune religion ni spiritualité ! J’avais beaucoup trop peur d’y perdre mon intégrité. Je n ai jamais été une suiveuse.

Je trace ma voie à ma guise en allant m’abreuver à des sources qui renouvellent mon énergie. Mais toujours je continue mon chemin, sans dogmes ni consignes figées.

De voyages initiatiques en thérapies non orthodoxes, de rencontres en rencontres, d’expériences en expériences, le chagrin, la colère se sont peu a peu éloignés, presque à mon insu. Les émotions accueillies ne m’avaient pas détruite et ceci, sans aucun support médicamenteux
que j avais toujours refusé. Vivre, oui ! Mais pas comme un zombie !

Des prises de conscience énormes m’ avaient également sortie de la peau de la victime. J’avais compris peu à peu que l’univers vibratoire m’avait amenée a être active inconsciemment de ce drame.

Je découvrais que nous portions en nous des mémoires cellulaires qui ne nous appartiennent pas et qu’il nous est donné de nettoyer. C’est ce que je faisais en dépassant cette épreuve au lieu de rester figée dedans, dans une impuissance destructrice

Des expériences intenses, comme la marche sur le feu ou le saut dans le vide étaient comme des défis pour dépasser ma peur et aller de l’avant.

Que de mains tendues invisibles, que de guidances ! Sans jamais avoir étudié le sujet, j’expérimentais les états modifiés de conscience et la présence de cet invisible caché derrière le voile du temps.

Et puis le voyage ultime : l’Inde ! Bénarès-Vanarasi ! Les foyers de crémation ! Les flammes qui enveloppent les corps des défunts ! Et soudain, comme une grâce qui tombe sur moi, une joie infinie : ce qui se consume n’est qu’une enveloppe ! L’âme danse dans l’univers !

Le Pardon, c’est quand on réalise qu’il n’y a rien à Pardonner

Je SAIS ! Il n’y a pas de mort ! Il y a juste la vie qui sort de sa forme figée ! Je suis chez moi ! Je suis arrivée ! Ma maison est ici : dans mon cœur, un cœur conscient !

Je me retourne sur le chemin parcouru et une gratitude immense m’envahit dans tout mon être : Je pleure, je ris ! UN GRAND MERCI sort de mon cœur et enveloppe tous ces êtres que j’ai tant aimés et dont le départ m’a anéantie. J’observe le chemin parcouru. Je n’en reviens pas : guérie ! c’est la fin du deuil et le début du véritable amour. Libérée du chagrin, je peux enfin aimer totalement ceux par qui je suis arrivée ici !

Un cri sort de ma bouche : Annick, Dewi et Robert, je vous aime ! Merci pour ce cadeau inestimable !

Le sens du mot “PARDON” prend alors toute son ampleur. Le pardon, c’est quand on réalise qu’il n’y a rien à pardonner. J’ai tant reçu ! J’ai reçu le don de l’épreuve parce que je l’ai traversée jusqu’au bout !

A l’instar de Martin Gray, si je l’ai fait, tout le monde le peut aussi.

Gratitude-Pardon-Amour : la grande trilogie de la vie. Notre véritable maison terrestre. Puisse chacun trouver sa véritable demeure dans la joie d’Être !

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Apprivoiser le pardon – De l’épreuve à la gratitude

Conférence Meena Compagnon

Préface de Martin Gray – du livre de Meena

Transformer le désespoir

 

En cherchant un sens à sa vie épargnée, en refusant de porter toute sa vie le poids de la victime, Meena Goll nous montre comment elle a contacté cette Force  extraordinaire cachée au plus profond de son être.

Cette puissance intérieure que j’ai nommée « Force de Vie », l’a poussée à continuer de vivre plutôt que de fuir le désespoir dans la folie ou la mort.
Comme moi, elle fait partie de ceux qui ont vécu l’inimaginable : la disparition brutale et dramatique d’êtres chers.

Avec des mots simples, venus du cœur, elle nous décrit la douleur, le désespoir, l’anéantissement dans lesquels elle se trouvait soudain plongée. Comment accepter que la mort lui vole ses amours sans seulement leur dire au revoir, ni même apercevoir leurs corps inertes puisqu’il ne restait qu’un petit tas de cendres.

Elle a cru sombrer dans la folie et a voulu mourir. Mais la vie l’a retenue. Il lui fallait vivre pour que ses enfants ne soient pas morts pour rien.
Mais n’est-ce pas le même sentiment qui anime les soldats survivants du champ de bataille jonché de cadavres ?
Dignes ! Rester dignes ! Pour réhabiliter en eux le souvenir de leurs frères disparus.

En décidant de vivre, non pas comme un « zombie », mais en toute Conscience, Meena a permis à l’énergie de la mort de se transformer en énergie de vie.
Elle a voulu guérir pour qu’un tel drame ne se reproduise plus jamais. Guérir, en regardant ce deuil, en le traversant, en essayant de comprendre. De thérapie en thérapie, de séminaire en séminaire, elle a nettoyé peu à peu sa maison intérieure des flots d’émotions refoulées. La colère et le désespoir se sont transformés en acceptation et en pardon.

Quel soulagement et quelle victoire ! Au lieu de la détruire, son épreuve lui a permis de se reconstruire plus solide qu’auparavant.
Comme elle le dit: « Rien ne sera plus jamais comme avant», mais elle a su développer la Foi dans l’Univers et dans l’Humain.
Au lieu de se fermer et de s’aigrir, son Cœur s’est ouvert à la Compassion et à l’Amour.
Il lui aura fallu neuf ans pour se libérer de son fardeau et s’envoler vers la vie comme un papillon libre et heureux.
Que ce papillon butine beaucoup de fleurs et transmette au monde que nous ne sommes jamais seuls dans l’épreuve et qu’à toute blessure correspond un remède unique.

C’est de la boue que s’épanouit le lotus pour diffuser son nectar sur le monde.

Comment passer des ténèbres à la lumière. Meena a vu sa vie s’écrouler et la perte de ses enfants la livrer à un chagrin et un sentiment de culpabilité infini.

D’abord submergée par des envies suicidaires, elle a finalement fait le choix de survivre. C’est pas à pas qu’elle a fait son retour à la vie et retrouvé le goût d’elle-même. Il lui aura fallu neuf ans. Sept ans pour vivre ses deuils et deux années supplémentaires pour parvenir à écrire ce livre, qui n’est pas une thérapie mais un partage et un extraordinaire message d’espoir et d’amour. Écrire pour témoigner de cette force intérieure qui lui a permis de survivre et qui, selon elle, vit en chacun de nous. Écrire pour perpétuer cette chaîne d’espoir que le témoignage vivant offre à celui qui désespère.

Amérique du Sud, Inde, Égypte… Christiane, devenue Meena au long de sa quête, de ses lectures, de ses rencontres, de ses voyages initiatiques, de ses douleurs et de ses joies, de ses doutes et des prises de conscience rencontrées sur sa route, a réalisé ce qu’elle pensait impossible : pardonner et se pardonner. Comme elle l’explique, « pardonner, c’est découvrir le don que nous offre la traversée de l’épreuve, libérer le passé et accueillir le présent. Par le don, trouver son être de lumière, son être véritable. Se libérer de l’emprise des émotions pour aimer totalement et être en connexion avec ceux qui nous ont quittés. Alors la Gratitude peut surgir.

Et la Gratitude est la porte du pardon ».

Jung dit : « C’est de la souffrance de l’âme que germe toute création spirituelle et c’est en elle que prend naissance tout progrès de l’homme en tant qu’esprit. » Pour autant, aujourd’hui, à cette période de sa vie, c’est la joie que Meena a choisi de transmettre. La joie spontanée que l’on ignore posséder en soi et que Meena aide à révéler en accompagnant ses stagiaires vers la libération des mémoires cellulaires. Ne serait-ce que la rencontrer est source de joie, rien qu’en plongeant dans son regard si vivant et pétillant, en l’écoutant vous parler avec cette énergie tellement rayonnante, d’autant plus lorsque l’on connaît son histoire.

Une histoire pleine de rebondissements, d’émotions que l’on partage avec cette femme que rien ne semble pouvoir arrêter dans sa quête de lumière et de vérité, qui nous pousse à en chercher l’écho en nous. Une histoire dont on ressort différent. Elle, en est ressortie changée à jamais, mais étonnamment vivante, gaie et construite. Elle est un hommage à la vie. Les questions qu’elle a été amenée à se poser après ce long périple intérieur et tant de souffrances dépassées et transformées ne peuvent qu’interpeller : « Et si nous étions venus exprimer les différentes facettes de l’incarnation ?

Et si les destructions que nous voyons étaient des déclencheurs pour amener plus de conscience et de fraternité sur cette terre ? Et si rien n’était à juger et que tout était à sa place dans une évolution inéluctable et nécessaire à la conscience de l’humanité ? » Certes, ce n’est pas évident d’adhérer à tout cela, mais peut-être qu’au long des lignes d’ Apprivoiser le pardon on parvient à le concevoir.

Quoi qu’il en soit, et sans aller si loin, après la lecture de ce livre, vous ne pourrez qu’aimer Meena comme je l’aime et l’admirer pour son courage, sa force et sa détermination. Son témoignage est sans fard, l’horizon qu’elle ouvre, sans limites. On ne retient que l’espoir et la lumière qu’elle transmet. Bonne lecture à vous.

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Infos pratiques et inscriptions : Nathalie Carrière 06 16 88 23 60
Infos sur le contenu de la classe : Meena Goll    06 87 38 17 59
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